Vie et Mort, Esprit et Corps : Réflexions

Laissez votre pensée s'égarer ...

Voici une petite réflexion sur la vie et la mort, l'esprit et le corps. Un peu négative (si vous jugez que le corps est indiscociable de la vie), je vous l'accorde, mais pour autant il ne faut juger trop vite ce petit texte, car il n'exprime qu'un point de vue (qui, par ailleurs, ne correspond pas forcément au mien). J'ai essayé de pousser ma réflexion au-delà de ce qu'elle est et conçois habituellement, et je pense avoir réussi dans cette tâche, même s'il est clair que, l'Homme étant ce qu'il est et considérant que je suis un Homme, ma pensée n'a pu vagabonder librement et a, de fait, été stoppée par endroits là où mon propre esprit lui a posé les limites. Aussi, si vous voulez exprimer votre point de vue, n'hésitez évidemment pas à le faire, les commentaires sont fait pour cela, et je serai ravi de découvrir de nouveaux chemins ou égarer mon esprit ...


La vie étant ce qu'elle est, le mort physique peut parfois être considérée comme un exutoire convenable, et ce malgré le fait qu'on ignore tout d'elle. Qu'est-ce que la vie, sinon une manifestation physique de notre esprit immatériel, qui nous expose par sa nature à diverses maux que jamais nous n’aurions pu connaître en restant à cet état ?
La douleur est l’un de ces maux, la douleur physique liée à une maladie, une maladresse ou encore un acte délibéré de soi ou d’autrui, toute blessure physique qui existe ne devrait s’exprimer, et ne s’exprimerai pas, si la conscience, l’esprit, se contentait de rester au niveau auquel elle appartient et qu’elle créé elle-même : le niveau moral, plutôt que de chercher à rejoindre une enveloppe corporelle quelconque.
Toutes les sensations, quelles qu’elles soient, la peur, la faim, le froid, la fatigue, toutes sont morales, et même la joie (à ne pas confondre avec le bonheur qui, lui, est d’ordre moral), toutes sont d’ordres physiques, et toutes peuvent disparaître en quittant le réceptacle physique qui est le nôtre ; pour cela, seule la mort est à même d’opérer, c’est ici son propre champ d’action, son office réservé.

Mais comment, pour autant, est-il possible de dire cela objectivement puisque, ayant une apparence physique, je ne puis juger de ce que je ressentirai en n’étant qu’esprit puisque mon corps m’en empêche ? Pire encore, comment affirmer honnêtement que la mort pourrait nous délivrer de notre aspect physique puisque, finalement, nous ne savons rien à son propos ? Après tout, il est aisé d’imaginer de nombreux scénarii possibles, tout en ayant bien à l’esprit que jamais – sauf peut-être après que la mort elle-même ne soit venue nous chercher – nous n’aurons l’occasion de vérifier la véracité du scénarios que nous tenons comme étant le plus conforme à l’idée de la mort que nous nous faisons !

Nous croyons en des choses que nous ne pouvons comprendre, ou vérifier, mais préférons croire en cela plutôt que de ne point croire du tout,  plutôt que de croire en le Rien, un vaste inconnu où tout serait possible, et tout impossible en même temps, car alors ce Rien, s’il n’est compréhensible de l’esprit humain enfermé dans sa contraignante enveloppe charnelle, n’en devient alors que plus inquiétant encore, plus inquiétant même que le pire des tourments, tout en devenant par le même processus le plus attrayant des avenirs, car il pourrait alors prendre la forme du plus parfait des bonheurs.
Cette dualité entre deux excès fait que cet inconnu est plus inquiétant que tout ce que l’on pourrait imaginer, notamment du fait qu’il devient alors possible d’y côtoyer des maux que notre imagination elle-même n’aurait pas la capacité d’imaginer ; l’inconnu, de plus, est inquiétant puisque, l’Être connaissant la douleur ainsi que nombre d’autres maux provenant du corps physique, le cœur moral – affaibli – en arrive à juger en fonction de ce qu’il connaît, plus simplement en ajoutant à son jugement moral un jugement physique, et c’est la douleur physique qui se mue alors, et en arrive à devenir une peur spirituelle, la peur de ressentir à l’esprit la douleur qui pourrait nous transcender le corps physique …

De fait, c’est le pessimisme corporel qui affecte l’esprit, et l’inconnu devient alors une peur irrationnelle et inexplicable, injustifiée et informe, et la dualité qui anime ces deux extrêmes de tourment et de bonheur tourne à l’avantage du premier, effaçant du même coup toute notion d’existence d’équilibre dans l’inconnu, et c’est là le plus gros problème, la plus grosse erreur imaginable, une peur belle et bien réelle que l’Inconnu ne fonctionnerait pas comme l’Univers connu ; tout en effet, dans l’Univers, repose sur le principe fondamental de la dualité, à la fois dans le connu et l’inconnu, le Tout et le Rien, s’appliquant à toute chose existante ou inexistante, tout repose sur ce principe connu et reconnu que l’on nomme la dualité, l’équilibre. Perdre de vue ce principe, c’est déjà amener la réflexion à un niveau bien supérieure à la pensée humaine, menant de fait à une réflexion qui se voudra, par nature, erronée.


Voilà pour la première partie, bientôt une suite de la même veine. En attendant, réfléchissez ce que vous venez de lire, et j’espère bien que certains d’entre vous m’amèneront à élever ma pensée vers quelque chose d’encore plus complexe, levant une partie des limites que ma pensée s’est fixée à elle-même …


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