La mort physique, la mort spirituelle

Philosophie, la suite !

La voici, la voilà, toute fraîchement postée, la suite ! Hé oui, toujours de la philosophie ... Que voules-vous, j'aime ça, je ne vais pas changer ! Il est tellement plaisant, après tout, de débattre et de converser sur des sujets dont nous savons pertinemment qu'ils n'ont pas de solutions à nous offrir ... Bref, la suite du petit texte d'hier donc, Vie et Mort, Esprit et Corps : Réflexions. J'espère, là encore, que ce petit texte vous amènera à réfléchir vous-mêmes sur ces questions et sur bien d'autres. Laissez votre esprit vagabonder là où la raison vous interdit de vous rendre, et profitez de ce snetiment de pleinitude que vous procurera cette immersion, car la philosophie n'est jamais aussi passionnante que lorsqu'elle vient de soi-même ...


Que peut-on objectivement attendre de la mort physique ? Nombre de suppositions, physiques elles aussi, existent à ce sujet, et certaines, mais si elles nous paraissent être les plus plausibles, ne se révèleront peut-être à nous que comme de pures et simples erreurs lorsque la mort viendra nous prendre.

Une possibilité envisagée, que l’on peut tout aussi bien considérer comme étant la pire ou la meilleure qui soit, serait que la mort du corps physique coïnciderait avec celle de la mort du corps moral, de l’esprit habitant le physique. Dès lors, comme avant que l’esprit n’ait germé dans le corps du nouveau-né, il n’y a plus ni pensées, ni souvenirs, ni existence : il n’y a plus rien.

Et où se trouve ce Rien, d’où vient et où part l’esprit ? Le corps reste sur Terre, devient poussière, retourne à la terre elle-même et l’aide à se renouveler, mais qu’en est-il de l’esprit ? Disparaît-il purement ou simplement, se retrouve-t’il dans la non-existence d’où il provient, participant ainsi à la création de nouveaux esprits , ou peut-être encore, sinon que de disparaître, est-il vidé de tous souvenirs, de toute notion de sensation, de sentiments et, pour finir, de vie ? C’est bel et bien ici la théorie de la réincarnation qui se retrouve mise en avant, quelle que soit la façon dont on l’apprécie.

Deux courants principaux de pensée s’opposent sur ce sujet, comme sur bien d’autres d’ailleurs : il y a d’un côté ceux qui voient la réincarnation comme un effacement total, et ceux qui considèrent comme plus plausible que les informations de la précédente existence physique sont finalement tout simplement « mise de côté » dans l’esprit, donnant ainsi parfois lieu à des résurgences d’anciennes personnalités.

Les deux courants néanmoins n’en deviennent pas plus intéressant que la théorie précédemment visitée et étudiée, à savoir la non-existence. En effet, où se trouve donc l’intérêt de vivre alors, si l’on sait que ce n’est ici ni la première, ni la dernière existence de notre esprit dans un corps physique et que, par conséquent, tout ce qui fait de nous ce que nous sommes, nos souvenirs, nos expériences, notre existence physique, tout cela est voué à disparaître en totalité, en laissant place à une autre conscience, une autre existence, qui vivra d’autres expériences et, finalement, en arrivera à faire de notre esprit quelque chose qui ne nous appartient pas, et ce jusqu’à ce que la mort vienne à nous nouveau réclamer cet esprit pour le mettre dans un nouveau corps ?

Aucun intérêt alors de vivre, puisque notre existence n’en est finalement pas une, mais plutôt un simple passage conscient éphémère dans le monde physique, et la disparition du corps physique, dans un sens, puisqu’il entraîne une perte de conscience, entraîne la disparition de notre corps spirituel que nous a créé l’esprit, à l’instar finalement d’une simple machine où l’on peut effacer ce qui n’est d’aucune utilité, et le remplacer par de nouvelle données, une nouvelle version d’un programme qui se voudrait plus évoluée que ne l’était la précédente, mais qui finalement pourrait tout autant décevoir que plaire.

La clé se trouve là : l’existence humaine dans le monde physique ne se résume finalement à quelque chose qui ne serait pas plus complexe que ne le sont les machines que nous créons. Le corps est la machine, l’esprit est le programme, et le Tout et le Rien d’où provient cet esprit n’est, finalement, que le réseau.

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